Élections communales 2012      FR   NL

(26 ans) partage une colocation à St Gilles depuis deux ans. Après un master en sociologie et en philosophie à l’UCL, elle a travaillé comme chercheuse en sciences sociales et s’est ensuite engagée dans le monde associatif. Proche des causes étudiantes, convaincue par l’urgence de se saisir des questions écologiques, ses sujets de prédilections sont l’emploi et la culture. Elle est actuellement co-présidente d’Ecolo J Bruxelles.

Contact: deph_bond@hotmail.com

22 – Delphine Masset

DEPUIS QUAND HABITES-TU À SAINT-GILLES, ET POUR QUELLE(S) RAISON(S) AS-TU CHOISI CETTE COMMUNE ?

J’habite St Gilles (avenue du Roi) depuis deux ans. Comme beaucoup de jeunes, St Gilles avait pour moi un certain attrait culturel… mais j’y suis venue surtout pour y partager une colocation avec des amis. Aujourd’hui, nous profitons tous des petits commerces, des quelques places, du dynamisme, d’un accès idéal aux transports publics, de la mixité et de la simplicité de St Gilles.

PARLE-NOUS DE TON QUARTIER : QU’EST-CE QUE TU Y APPRÉCIES, QU’EST-CE QUI DEVRAIT ÊTRE CHANGÉ/AMÉLIORÉ?

Ce que j’aime dans mon quartier c’est sa mixité sociale et son aspect multiculturel – j’apprécie me confronter à d’autres vies que la mienne. S’il peut nous arriver d’être cloisonné dans nos maisons et nos habitudes, à St-Gilles, la rue d’en face c’est déjà « ailleurs ». En outre, au-delà de ses bons côtés, ce quartier est aussi pour moi le reflet d’une réalité sociale que je n’ai pas envie d’oublier… vivre à St-Gilles, c’est aussi réaliser que 25% de sa population est au chômage.

A part ça, le quartier du midi c’est aussi les petits commerces, la proximité des transports publics... mais aussi, le complet égarement au niveau urbanistique. Le quartier du midi a fait l’objet, depuis plus de 20 ans, de diverses spéculations immobilières. Il est connu pour être le contre-exemple de ce qui devrait se faire en matière urbanistique : expropriation de logements pour y reconstruire du logement, incertitude pour les propriétaires quant à leur expropriation, interdiction de rénovation avec comme corollaire une augmentation de l’insécurité, de l’état de délabrement, de la saleté … ce quartier rassemble un nombre extrêmement élevé de mauvaises recettes en matière de gestion immobilière. Si ce quartier reste aujourd’hui sympathique, on le doit surtout à ses habitants qui y flânent encore très souvent… malgré, malheureusement, le peu d’espace vert. L’avenue Fonsny, elle aussi, est l’archétype de l’avenue qui génère un sentiment d’insécurité de par son manque de convivialité (si peu à l’échelle humaine), de propreté et d’éclairage… J’y changerai donc beaucoup de chose. J’y systématiserai l’éclairage, proposerai des espaces verts, arrêterai tant que possible le « tout au bureau »!

POURQUOI TE PRÉSENTES-TU SUR LA LISTE ECOLO-GROEN ?

Parce que je suis portée par des valeurs anti-productivistes : je pense que notre système économique, tel qu’il est conçu aujourd’hui, est arrivé à ses limites. La misère sociale et les dérèglements climatiques nous le rappellent tous les jours. Il faut envisager des alternatives et la relocalisation de l’économie à l’échelon communal en fait partie. En outre, je pense qu’Ecolo reste le seul parti qui a développé une réelle éthique politique : non-cumul des mandats, démocratie interne, tirette qui permet de se faire succéder femmes et hommes etc. Qui plus est, au niveau de St-Gilles, Ecolo propose une réelle alternative au pouvoir en place depuis 25 ans.

À SAINT-GILLES, ON PEUT TE CROISER…

En vélo, j’arpente assez souvent les rues … quelques fois à la salle d’escalade Place Morichar… où en train de courir dans le coin du parc de Forêt. J’y bois aussi des verres, évidemment… et sans surprise, près du Parvis !

COMMENT PEUT-ON TE CONTACTER?

Par mail : delphine-masset@hotmail.fr

 

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