Élections communales 2012      FR   NL

Pour augmenter la qualité de notre environnement, nous proposons de nombreuses mesures.

Nous en mettons deux en exergue:

Instaurer des primes communales pour les toitures vertes et pour les citernes d’eau de pluie.

Créer une ressourcerie ou « donnerie » d’économie sociale pour favoriser la réutilisation des encombrants et déchets. Réouvrir la déchetterie communale. Encourager la diminution drastique des sacs en plastic sur la commune (commerces, marchés, …).


Un environnement sain, la meilleure prévention santé

Introduction

Notre qualité de vie est intimement liée à la qualité de notre environnement. Des législations sont mises en place au niveau européen, national, régional et local. Elles fixent des objectifs à chaque niveau de pouvoir. Cependant, force est de constater que notre environnement continue à se détériorer dans de nombreux domaines : perte de biodiversité, augmentation des émissions de gaz à effet de serre, de particules fines, déchets toxiques, etc. Ces divers éléments ont des répercussions immédiates sur notre santé et encore plus sur celle de nos enfants. Il est donc essentiel d’agir pour contrer ce phénomène. Le niveau local le permet. En effet, les communes disposent de nombreux leviers pour améliorer le cadre environnemental de leurs citoyens. Elles doivent également les rendre acteurs de la restauration de la qualité de leur environnement.

A Saint-Gilles, c'est le bas de la commune qui souffre le plus de la pollution vu la densité de trafic, la stagnation de l'air due à la cuvette, et le manque d'espace vert. Il est donc important de mettre en place un plan coordonné d'amélioration environnementale.

Un pilotage efficace qui associe les citoyens
  1. Réaliser un bilan carbone et un audit énergétique des services de la commune via une méthode standardisée.
  2. Etablir une mesure de l'empreinte écologique de la commune et des objectifs précis d'amélioration.
  3. Développer un service éco-citoyen en partenariat avec les associations locales, chargé notamment d'entrer en contact avec les habitants pour promouvoir les gestes et les choix de consommation et de produits qui réduisent l'empreinte écologique. L'actuel service Eco&Co peut servir de base à un tel projet.

 

Retrouver un peu de calme et limiter le bruit
  1. Élaborer un plan en vue de diminuer la part de la population soumise à des niveaux de bruit supérieurs à 55 décibels dB(A) : diminuer le bruit de circulation par diminution de la vitesse, promouvoir les « absorbeurs » naturels de bruit, entrer en contact avec les services d'urgence et policier pour diminuer l'usage des sirènes...
  2. Etre attentif à définir les conditions d’installation et d’exploitation des équipements bruyants, que ce soit dans le secteur économique ou dans les logements (pompes à chaleur par exemple), mais également pour les chantiers.
  3. Prendre en compte le bruit dans les permis d’environnement et d’urbanisme (conception du bâtiment, conditions d’isolation phonique …), dans la gestion des voiries, dans le choix des matériaux...
  4. Généraliser les zones 30 dans les zones résidentielles et/ou densément peuplées en garantissant leur respect par des radars et par des aménagements spécifiques des voiries.

 

Favoriser la biodiversité, les espaces verts publics et la protection de la nature
  1. S’inscrire dans une stratégie active pour arrêter le déclin de la biodiversité, notamment via la mise en œuvre d'un plan de développement de la nature.
  2. Proscrire l’utilisation d'herbicides et autres produits chimiques par les services communaux en charge des plantations et espaces verts.
  3. Développer une plus grande biodiversité dans les espaces verts et les espaces « perdus » (angles de rue, etc.).
  4. Protéger et végétaliser les intérieurs d'îlots, notamment dans le cadre des contrats de quartier et des projets publics.
  5. Soutenir et promouvoir les toitures vertes (instauration d'une prime communale) et les façades vertes.
  6. Développer un maillage de zones naturelles vertes et bleues notamment pour ramener espaces verts et zones aquatiques en milieu urbain.
  7. Augmenter la surface d’espaces verts accessibles au public - en particulier dans les quartiers densément peuplés - via des projets participatifs avec les riverains.

 

Améliorer la qualité de l'air
  1. Favoriser radicalement les transports en commun et la mobilité douce dans les aménagements et dans le plan communal de mobilité.
  2. Définir des « zones de convivialité » réservées, à certains moments de la journée ou certains jours de la semaine, aux modes de transports doux.
  3. Développer et soutenir des actions en matière de santé et d’environnement dans les habitations en partenariat avec la CRIPI (Cellule Régionale d'Intervention en Pollution Intérieure) et son ambulance verte.
  4. Améliorer la performance environnementale des véhicules des pouvoirs communaux et former les employés communaux à l’éco-conduite qui permet la diminution de la consommation de carburant de 20 %.

 

Diminuer l'utilisation des ressources naturelles
  1. Réduire la consommation énergétique des bâtiments communaux (isolation, sensibilisation, systèmes de régulation...).
  2. Encourager l’utilisation de l’eau de pluie par des campagnes de sensibilisation et d’information (et encourager à réutiliser les anciennes citernes à eau de pluie dans les projets de rénovation et mettre en place une prime communale).

 

Amplifier la gestion écologique des déchets
  1. Favoriser l’enterrement des bulles à déchets.
  2. Organiser une collecte efficace et régulière via des points de collecte par exemple, des déchets de cuisine et de jardin en collaboration avec la Région (Bruxelles-propreté) ;
  3. Amplifier les projets de composts collectifs.
  4. Organiser la réutilisation des encombrants, par exemple en soutenant une « ressourcerie » d'économie sociale au niveau local ou intercommunal, ou en mettant en place une « donnerie ».

 

Réduire les pollutions électromagnétiques
  1. Consacrer le principe de précaution comme base de la politique en matière de protection de la santé tant pour les anciennes antennes que pour l’installation de nouvelles ainsi que pour tous les systèmes de communication par ondes ; mettre en œuvre, avec l’aide de la Région bruxelloise, l'ordonnance régionale sur les ondes électromagnétiques, dont le principe de base est de limiter la puissance d'émission des sites, quitte à en augmenter le nombre.
  2. Revenir autant que possible aux connexions filaires en lieu et place du WiFI et téléphone DECT dans les bâtiments qui dépendent de la commune, particulièrement dans les crèches, les écoles, les maisons de repos, les hôpitaux, mais aussi dans les locaux de l’administration communale ou du CPAS ;
  3. Prévoir des campagnes d’information et de sensibilisation auprès de la population pour promouvoir, en termes de santé publique, le meilleur usage possible des appareils fonctionnant avec rayonnement électromagnétique.

 

Réduire la pollution lumineuse
  1. Choisir des appareils d’éclairage urbain économiques orientés vers le sol et modulables en fonction de l’heure ;
  2. Encourager le même type d’éclairage pour les aménagements privés dans le cadre de l’octroi des permis.

 

Télécharger le chapitre complet "un territoire où il fait mieux vivre" (logement, mobilité, environnement, propreté)

 

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