Élections communales 2012      FR   NL

Un bureau d'accueil des primo-arrivants pour Saint-Gilles, en coopération avec une ou plusieurs autres communes : apprentissage fr/nl, cours de citoyenneté, insertion professionnelle, accompagnement individuel). Les nouveaux immigrés ne peuvent simplement être livrés à eux-mêmes.

Mais aussi :
Mise en place d’un plan « diversité » dans l’Administration communale. La fonction publique d’une commune doit être à l’image de ses habitants.


Une commune ouverte aux étrangers

Saint-Gilles est une commune d´accueil où il est important que chacun puisse trouver sa place quelle que soit son origine. Cela nécessite une véritable politique d’intégration des nouveaux arrivants au niveau communal. Face au repli, Ecolo-Groen fait le choix de l’échange et du partage. Nous souhaitons favoriser les conditions du mieux-vivre ensemble et promouvoir la solidarité ici et ailleurs.

Améliorer l'accueil des étrangers

Au cours des dernières années, la gestion du service des étrangers de la commune a été particulièrement pointée du doigt pour l’absence d’informations sur les procédures à suivre, le manque de transparence dans l’attribution des rendez-vous et l’indisponibilité des agents pour répondre aux questions des usagers. Ces obstacles viennent encore s’ajouter aux difficultés linguistiques et à la précarité administrative que subissent déjà de nombreuses personnes fréquentant ce service. Il n’existe par ailleurs pas à Saint-Gilles de dispositif unique et coordonné de politique d’accueil pour les primo-arrivants comme on en trouve dans d’autres communes bruxelloises.

    1. Mise en place d´un bureau d’accueil des primo-arrivants : un lieu d’information et de formation centralisé, vers lequel seront systématiquement orientées toutes les personnes s’installant en Belgique pour la première fois et qui s’inscrivent ou se sont inscrites récemment dans la commune. Le bureau peut s’organiser à l’échelle de la commune ou de communes regroupées et en articulation avec le dispositif d’accueil néerlandophone (BON). Il ne s’agit pas seulement d’y distribuer des « welcome pack ». Pour Ecolo-Groen, la mission d’un bureau d’accueil va bien au-delà, il doit dispenser un accompagnement individuel, des cours de langue, des modules citoyenneté, si possible dans la langue d’origine, de l’orientation et de l’insertion socioprofessionnelle.
    2. Organiser des formations régulières du personnel du service population/Etat civil aux questions liées au séjour et aux droits qui en découlent.
    3. Faciliter l´accès des personnes en situation irrégulière aux infos concernant leurs droits (enseignement, aide médicale urgente, recours, aide juridique …). Par ailleurs, toute personne se voyant octroyer un ordre de quitter le territoire doit également être correctement informée de ses droits (retour volontaire, possibilité d’exercer un recours ou régularisation) et être orientée vers les services compétents et/ou vers les associations de terrain qui travaillent avec ce public.
    4. Veiller à ce que le travail des agents la police et les agents de quartier chargés de procéder aux vérifications liées au séjour des étrangers sur la commune se fasse dans le respect des droits des personnes étrangères.
    5. Créer, à l’initiative du CPAS, une initiative locale d’accueil (ILA) pour demandeurs d'asile et en particulier pour les mineurs étrangers non accompagnés (Mena). Il s’agit d’une structure d’accueil collective ou individuelle, financée par le fédéral (FEDASIL), qui offre non seulement le gîte et le couvert mais également un encadrement et un accompagnement à ce public par une équipe de travailleurs qualifiés.

 

Oser la solidarité internationale

S´il est un domaine du «penser global, agir local», c’est bien celui de la solidarité internationale au niveau communal. Une solidarité ancrée dans l’information, la sensibilisation et l’éducation, une solidarité ancrée dans des actions de développement ici et ailleurs, afin d’aboutir à un changement de société et de remédier au déséquilibre mondial.

    1. Créer un échevinat de la solidarité internationale et un budget identifié.
    2. Soutenir des actions d’éducation au développement, aux enjeux de la mondialisation, via le réseau associatif saint-gillois. Il s’agit de donner priorité aux actions par et pour les jeunes : des actions avec les écoles, les bibliothèques, les mouvements de jeunesse, les associations spécialisées et les centres culturels : parrainage entre écoles du Nord et du Sud, campagnes d’information sur les défis que relèvent les pays du Sud…
    3. Mettre à disposition les ressources communales (locaux, matériel, soutien financier, bulletin communal) pour les associations de solidarité internationale à Saint-Gilles.
    4. Accueillir au sein du Conseil communal des débats sur des questions de solidarité internationale.
    5. Mettre en valeur les associations actives dans la solidarité et relations Nord-Sud à Saint-Gilles et envisager des initiatives pour les encourager à travailler entre elles, avec la population saint-gilloise et la commune.
    6. Privilégier systématiquement l’usage et l’achat par les services communaux, quand les produits locaux n’existent pas, de produits issus du commerce équitable et en respect des critères de durabilité.
    7. Insérer systématiquement des clauses de durabilité (sociale et environnementale) et de commerce équitable dans les marchés publics.
    8. Investir les réserves financières des communes dans des fonds d’épargne éthiques et refuser les produits d’investissement peu durables à l’origine des crises financières.


 

Télécharger le chapitre complet "les moyens d’une cohésion sociale renforcée" (jeunesse, école, enfance, emploi, politique des aînés, lutte contre les discriminations, politique d’accueil des étrangers, politique culturelle…)

 

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